“Loin d’Eden”
Dans la revue “Les Littérantes”, Le Mag du tourisme littéraire (n°15), Julien Moës écrit ceci :
Sur la couverture de ce roman, dans un style très prisé de la maison d’édition qui en fait sa signature à chaque fois, une photo de Michel Mottard : celle de “Lison qui lit sur un banc”, œuvre réalisée par Ursula Foster et située place de l’Ecole Moyenne à Waremme. Cette imagine illustre combien la lecture s’avère importante dans la découverte de soi, des femmes et des hommes, de la société, de la vie dans son ensemble.
En plusieurs endroits de notre province, “Loin d’Eden” s’empare de la rencontre de deux vies, celles de femmes de génération différente qui, au fil de leurs rencontres, de leurs échanges épistolaires ou de vive voix, vont révéler au bout du chemin combien elles sont intimement proches dans leur sensibilité : le passé de l’une, Victoire, avec ses secrets [spoiler alert] comme celui d’avoir été maman d’un de ces milliers d’enfants irlandais arrachés à leurs mères par le Clergé et l’Etat car nés en dehors du mariage, la force de sa résilience vont progressivement modeler de développement de l’autre, Mona, et amener celle-ci à percevoir sa propre identité.
On ressent comme dans son précédent roman “Sally” que l’autrice, Nathanaëlle Pirard, s’offre un efflorescent plaisir à ciseler les mots et l’écriture pour le plaisir du lecteur qui vit profondément tout l’intime exprimé par les personnages ; leurs passions, leurs motivations, les aléas de la vie qui les obligent à changer de direction, le moyen de découvrir ou de se découvrir à l’autre.
Il y a une luminosité humaine intense en touches délicates dans “Loin d’Eden” comparable à “Haute folie”, le dernier livre d’Antoine Wauters. 😍
Sur sa page Facebook Le pinceau et la plume, Luc Bawin, auteur hannutois (“Les Exodes”, “Soustractions”, “Vienne rien que pour toi”, chez Academia) écrit ceci :
J’ai fait la connaissance de Nathanaëlle dans un salon littéraire régional où elle faisait la promotion de son premier roman “Sally”. Moi, j’étais à une table voisine pour présenter “Soustractions”. La lecture de “Sally” m’avait déjà laissé sous le charme de son écriture.
Je viens de terminer la lecture de son dernier roman “Loin d’Eden”, et le charme opère de nouveau. Cette intrigue finement tissée nous emmène de la région liégeoise en Irlande, de l’Université aux camps scouts, du Carré en maison de retraite. Son écriture à la fois vive, spontanée et raffinée est mise au service des thèmes qu’elle aborde. Ils touchent aux multiples facettes de l’humain : la filiation, l’adolescence, l’amitié, l’orientation sexuelle, la parentalité, la vieillesse, le deuil, la transmission. Tout le récit, où les femmes ont les premiers rôles, est sous-tendu par une page tragique de l’histoire irlandaise contemporaine. Mais surtout c’est une magnifique histoire d’amour. Un superbe cadeau pour les fêtes ! (Pour vous-même et ceux et celles que vous aimez !)
Sur le site Le carnet et les instants, Séverine Radoux écrit ceci :
Le nouvel opus de Nathanaëlle Pirard nous offre dans un style fluide et tendre une belle histoire de transmission et d’apprentissage. Avec une structure narrative travaillée, l’autrice aborde le poids des secrets et des non-dits, la bataille à mener parfois pour oser être soi et le besoin de faire la paix avec son passé. En filigrane, nous découvrons un élément méconnu de l’histoire d’Irlande particulièrement interpellant.
Loin d’Eden nous donne à lire une histoire d’amitié originale profondément humaine, pudique et sensible entre une vieille dame dont la vie est désormais parsemée de deuils et une jeune femme qui peine à s’affirmer de peur que le monde s’écroule.
Et je suis en train de perdre ces petites choses qui semblent si banales, si normales quand on les tient fermement, mais qui deviennent précieuses quand elles vous filent entre les doigts : l’équilibre, la maîtrise de mon propre corps, peut-être bientôt ma mémoire ?
Une histoire qui nous rappelle qu’un simple geste, un simple mot empreint d’humanité peut parfois marquer durablement l’autre et apporter un baume à sa solitude parfois si pesante…
D’autres critiques sur Babelio.
“Sally”
Sur le site de la maison d’édition, Murmure des soirs.
A propos de « Sally », Luc Bawin, auteur hannutois (« Les Exodes », « Soustractions », « Vienne rien que pour toi », chez Academia) m’écrivait ceci :
Toujours sous le charme de Sally, j’ai envie de t’écrire ces quelques mots pour te dire combien j’ai apprécié cette lecture. Sans doute, les thèmes abordés, qui me sont chers, y contribuent-ils. Au cours de ma carrière médicale, j’ai été amené à accompagner beaucoup de patients alcooliques et leurs proches dans des histoires souvent très déchirantes, et aussi parfois plus heureuses. J’ai également été proche de quelques patients atteints de SLA, et notamment d’un peintre qui a peint avec la bouche jusqu’à la dernière extrémité, et qui m’a légué son matériel d’aquarelle en fin de vie.
Je trouve que ton approche de ces maladies est très juste et qu’elle prend en compte toutes leurs composantes, tant somatiques que psychiques et systémiques.
Au-delà des sujets abordés, j’ai été très sensible à la construction de l’intrigue, qui tient en haleine jusqu’au bout. Et surtout à ton style d’écriture. C’est un récit vif, jeune, mais sans jeunisme, qui manie la langue avec beaucoup d’élégance malgré le voisinage des formules elliptiques des ados.
J’ai aimé ton observation fine de la vie quotidienne, les métaphores, la spontanéité des dialogues, d’une grande véracité.
C’est un livre que l’on ne peut pas oublier !
D’autres critiques sur Babelio.
